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PARTIE I : Le Scanner  

I)   Présentation

II)    Principe de fonctionnement du scanner X

III)   Les différentes évolutions technologiques du scanner

I)            Présentation

  1)     Quelques dates…

Le scanner X, appelé également scanner à rayons X, scanographe, scanneur ou tomodensitomètre,... , et en anglais computerized tomography (C.T.), est apparu à la fin des années soixante. L'idée initiale vient de deux médecins: le Dr Oldendorf et le Dr Ambrose. La mise au point du procédé est due à un Américain, biophysicien nucléaire, Allan Maclead Cormack et à un britannique, ingénieur spécialiste des radars, Godfrey Newbold Hounsfield, qui réalisèrent le premier prototype industriel en 1968. Tous deux ont reçu le Prix Nobel de Médecine, en 1979, pour ces travaux.

massif facial

Reconstitution 3D du massif facial

2)     Idée principale

Le scanner, dérivé important de la radiographie, utilise le balayage (d'où le choix du terme scanner, littéralement "balayeur" en anglais) par rayons X (à la différence de l'imagerie par résonance magnétique nucléaire, l'I.R.M.) pour visualiser un organe par coupes, et l'interprétation immédiate par ordinateur des densités radiologiques obtenues (la densitométrie). Cette technique est également appelée tomographie X assistée par ordinateur, ou encore tomodensitométrie.

Le scanner permet de pallier l'inconvénient majeur de la radiographie classique. En effet, avec cette dernière, un faisceau de rayons X projette sur une plaque radiographique, les ombre des organes traversés en les confondant. Les zones entourées par des tissus plus denses tels que les os ne pouvaient donc pas être visibles. Une radiographie n'offre "qu'une vue en projection" du volume irradié.

Le principe du scanner est quant à lui de radiographier une partie anatomique non plus dans sa totalité, mais par tranches successives d'épaisseur déterminée, puis à reconstituer l'image par ordinateur, d'après la densité de rayons X absorbée par chaque point de la tranche anatomique.

Ainsi, un plan de coupe est choisi, de multiples projections sont effectuées sous différents angles afin de connaître le coefficient d'atténuation en chaque point du plan. Le scanner s'appuie donc sur l'absorption plus ou moins importante des rayons X selon le milieu traversé. (les os, par exemple, étant beaucoup plus absorbants que les tissus mous.)

Coupe passant par le foie, la vésicule biliaire,

le pancréas, le rein gauche et la rate

II)    Principe de fonctionnement du scanner X  

 

 Le coefficient d'absorption

Les rayons X (rayon de photons ionisants) sont atténués par les milieux biologiques traversés suivant une loi exponentielle tenant compte de l'absorption photoélectrique et de la diffusion par effet Compton.

Soit Io le flux incident de rayons X pénétrant suivant l'axe x un milieu hétérogène de coefficient d'atténuation μ(x), et I le flux émergeant, nous avons la relation suivante:

Schéma de fonctionnement du scanner X

  Des projections des coefficients d'absorption en plusieurs points par un angle donné par rapport à l'objet sont obtenues grâce à un mouvement de translation animant le faisceau de rayons X et le détecteur.

Translation du faisceau X

Ensuite, le système est tourné de quelques degrés, une série de mesures est à nouveau faite lors d'une nouvelle translation. Cette opération est répétée sur 180°.

Il est alors possible de calculer la valeur de l'absorption en chaque point du plan grâce à la connaissance des profils d'absorption suivant les différents angles, ce qui constitue des matrices.

Translation du faisceau X

Finalement, un ordinateur se charge des calculs de reconstruction (algorithme de Laplace et transformée de Fourier) et reconstitue une image plane numérique; chaque pixel a un niveau de gris qui correspond au coefficient d'absorption. Cette image sera alors stockée ou traitée  par informatique.

III)         Les différentes évolutions technologiques du scanner

    Les systèmes tomodensitométriques ont énormément évolué depuis 1968.

a)   Scanner de deuxième génération

  Désormais, un faisceau plus ouvert envoyé par le tube est capté par plusieurs détecteurs au lieu d'envoyer un pinceau de rayons X vers un seul détecteur. Le nombre de déplacements de l'ensemble tube+détecteur lors des différentes translations et le nombre de pas angulaires sont considérablement réduits. Nous pouvons alors constater une amélioration de la vitesse de balayage.    

b)   Scanner de troisième génération

On utilise une barrette détectrice suffisamment longue pour accepter tout le champ de mesure qui tourne de façon synchrone avec le tube a rayons X.

La translation n'est plus alors nécessaire.

c)    Scanner de quatrième génération

Le tube à rayons X tourne seul dans une seule couronne comprenant 800 à 1000 détecteurs fixes.

Les temps d'acquisition sont alors réduits et les images améliorées.

 

d)   Scanner de cinquième génération

  De nouvelles technologies sont encore apparues récemment de façon à réduire l'effet de pénombre par une meilleure focalisation et à augmenter la distance patient-tube. Le tube à rayons X est placé en dehors de la couronne, cette couronne est animée d'un mouvement de nutation ( petit mouvement périodique qu'effectue son axe de rotation autour de la position moyenne de cet axe.), les détecteurs s'effaçant pour laisser passer le rayonnement incident.

  On peut encore pousser plus loin cette technique et obtenir des images 3D: ce sont les scanographes à acquisition hélicoïdale rapide. Cette technique requiert un scanographe à rotation continue et rapide vers la source radiogène ainsi qu'un puissant multiprocesseur qui assure simultanément des tâches d'acquisition, de reconstruction et de visualisation. A la suite d'opérations d'interpolation, le processeur reconstruit une série de coupes axiales qui présentent entre elles un certain degré de chevauchement. Ces scanners comportent plusieurs barrettes de détecteurs, ce sont les machines actuellement utilisées.

     image 3 D vasculaire (anévrysme aortique)

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Dernière modification : 27 octobre 2007